L'homme s'appelle Andrew Wild. En anglais, Wild signifie « sauvage »... Est c'est bien une bête furieuse, un sauvage que les policiers britanniques tentent d'arrêter en ce jour de mai 2002. Ils sont prés de 100, venus de plusieurs brigades, à cerner la maison où le forcené retient et violente sa compagne, Christine Speed. Ce sont des voisins affolés qui ont donné l'alerte – on est guère habitué aux frames dans la paisible petite ville de Failsworth -, et le siège dure à présent depuis une vingtaine d'heures. De l'intérieur, de temps en temps, des hurlements s'élèvent, signe que Wild continu de s'acharner sur sa victime. Plus tôt dans l'aprem, les policiers ont lancé un assaut, mais le dément a surgi, à demi nu, une tronçonneuse à la main, menaçant de réduire l'otage en charpie ! Il a fallut reculer. Depuis, on attend. Dans un silence de plus en plis angoissant. Soudain, un bras se tend :
- Regardez ! Là ! La fenêtre !
Une main vient de soulever la vitre à guillotine du RDC. Puis une femme se glisse précautionneusement à travers l'ouverture.... Christine Speed à réussi s'échapper ! Les policiers constatent avec un haut de c½ur les tortures que Wild lui a infligées : avec un tournevis, il la lardé de coups aux bras, aux jambes, à la poitrine ! La jeune femme a le sternum fracturé, des coupures multiples sur tout le long du corps. Elle ruisselle de sang. Wild, qui se montre à la fenêtre , en est lui-même couvert...
Cette fois, on défonce la porte, on se jette sur lui, on le plaque au sol ; sur son gros visage surmonté de cheveux négligés passe un sourire fou. L'homme est évidemment écroué, déféré devant un tribunal.
- Démence passionnelle, plaide son avocat. Mon client n'a pas supporté que Miss Speed veuille le quitter.
L'accusé, avec bonne grâce, se reconnait coupable de tout ce qu'on lui reproche : séquestration, menaces, sévices, obstruction au cours de la justice...Aux yeux des juges, Andrew Wild, 37ans, originaire de Bury, près de Manchester, apparait surtout comme un type pas bien malin, au cerveau dérangé. N'a-t-il pas dénoncé, quelques années plus tôt, son voisin à la police pour possession d'un stock d'armes secrète ? Dénonciation mensongère : l'arsenal n'avait jamais existé que dans l'esprit de Wild. Avec une certaine indulgence, les magistrats condamnent l'agité à 5 ans de prison... Pourquoi n'ont-ils pas tenu compte de tous ses antécédents judiciaire ? Les ignoraient-ils ? C'est un mystère. Pourtant, en 1992, Andrew Wild avait déjà été condamné pour avoir arraché le nez d'une précédente petite amie avec les dents, et tranché, de la même façon, l'oreille et la paupière d'un homme ! Ces agressions barbares font froid dans le dos et donnent Wild pour ce qu'il est : un psychopathe redoutable dont l'arme est sa mâchoire. La justice anglaise, digne de la notre en se point, se montre clémente : elle accorde une libération anticipée au « sauvage » . Apres 27 mois d'emprisonnement, Wild se retrouve donc dans les rue de Manchester...
A sa cheville, un bracelet électronique doit permettre aux flics de le localiser. Sans doute ne s'en vante t-il pas auprès de Lorraine, une divorcée de 38ans, sont il fait connaissance dans les 1er jours de juillet. La jeune femme accepte de passer quelques soirées avec lui, puis elle se fait distante. Il y a quelque chose chez cet homme qui l'inquiète... Mais Andrew refuse de le comprendre. Il commence à la harceler de coups de téléphone, la demande même en mariage ! Le 9 juillet, Lorraine décide de rompre une bonne fois pour toutes, mais « en douceur », et en public. C'est dans un bar qu'elle annonce à Wild son intention de ne plus le revoir... La réaction est immédiate, et violente :
- Il n'est pas question que tu me quittes !
Saisissant la femme par le bras, il la tire hors du bar, la force à monter dans un bus. Puis il réussi à arraché son bracelet électronique, ce qui donne immédiatement l'alerte aux flics. Désormais, l'ancien taulard est finalement fugitif. Mais en attendant, Lorraine est entre ses mains, et la police est loin... la couple descend à la station d'Uppermill. Un quartier sinistre, peu fréquenté, que traverse un canal. La nuit est tombé quand Wild pousse sa captive à bord d'une péniche vide qui se trouve là, amarrée ai quai. Les rues sont désertes, appeler au secours ne servirai à rien... Lorraine voit l'homme déboutonner sa braguette.
- Si tu résistes, menace t-il, je te fais ton affaire !
Le viol est brutal. Hélas, il n'apaise pas l'agresseur. Au contraire, ces 1ere violence semblent l'exciter... Penché sur Lorraine, il lui saisit la tète à pleines mains et la cogne à 3 ou 4 reprises contre une des parois métalliques de la péniche. La tôle résonnait. Sur le visage de la malheureuse, le sang coule. L'homme alors entre en état de transe. Il mord la femme au visage, lui arrachant des lambeaux de chair qu'il recrache ! Lorraine, folle de souffrance, lui demande de la tuer, de l'achever, mais pout toute réponse, il éclate d'un grand rire. Il n'en à pas terminer avec elle... 7 heures durant, le « vampire de Manchester », comme le surnomme la presse anglaise, va retenir la malheureuse, alternant les coups et les sévices. La nuit s'achève... Un dernier instinct pousse Lorraine à survivre. Sa main rencontre une bouteille de Vodka vide qui traîne sur le sol. Elle l'empoigne et, au moment où Wild détourne le regard, elle lui brise sur le crane ! Jeté à terre, il geint, à demi-assommé... Lorraine, elle, s'enfuit en titubant et rejoint, d'un pas hésitant, la maison la + proche... L'homme qui lui ouvre la porte pousse un cri. La jeune femme offre le spectacle d'une silhouette dénudée dont le nez, les joues et les oreilles ne sont plus que des plaies... Tremblante, ensanglanté, elle est incapable de s'exprimer clairement et perd régulièrement connaissance. Mais aux policiers qui arrivent bientôt, elle parvient aux indications nécessaires pour que Wild soit arrêté...
Le procès, le second procès du « vampire », vient de se tenir devant le tribunal de Minshull Street, à Manchester. Le témoignage de Lorraine a constitué le moment le plus poignant des débats. Devant la cours, la jeune femme, qui à dû subir plusieurs opérations de chirurgie esthétique et qui devra à nouveau passer à la table d'opération, a raconté son calvaire :
- La 1ere fois que je me suis regardé dans une glace après l'agression, j'ai vu un monstre. Depuis, quand les gens regardent mon visage, ça me rend folle ! Je ne suis plus qu'une épave sur le plan émotionnel. Je n'ose même plus assez faire les courses, de peur qu'on m'agresse...
Le procureur, Alaric Bassano, a décrit la scène du crime, semée de petits fragments de chai humaine...Dans son box, Andrew Wild est resté le pervers insensible qu'on imagine. Il à plaider coupable, cette fois encore, mais a renvoyer son avocat, pour assurer lui-même se défense confuse. Le vendredi 30 juin, il a été condamné à la prison à vie, avec une peine de sureté de 12 ans.
- Mais j'ai du mal à imaginer, a ajouter le juge Thomas, qu'un jour puisse venir où cet homme sera libéré sans danger.
Le vampire de Manchester risque bien de faire l'intégralité de sa peine. Ses codétenus devrons apprendre à se méfier de ses mâchoires.
Photo d'Andrew Wild à venir